Cinéma et 3D à l’Utopia

« Cinéma garanti sans 3D » voilà ce qui est écrit sur le programme de l’UTOPIA, un cinéma indépendant de Bordeaux à la programmation et l’approche très intéressante.
Pour tout dire, j’adore l’utopia, le lieux, les informations qu’on y trouve, les films qu’on y voit, les ateliers, réunions d’informations, les débats et autres évènements qui s’y déroulent.
Mais je trouve vraiment mauvaise cette formule que je rapelle : « Cinéma garanti sans 3D ». La 3D serait l’équivalent des OGM pour la nourriture.
Certes, UTOPIA a expliqué qu’ils ne pouvaient pas équiper une salle en 3D car cela est hors de prix. C’est tout à fait compréhensible. Certes, aujourd’hui, la plus part des films existants en version 3D sont des grosses productions ayant des choix cinématographiques très orientées vers le succès commercial et aux directions artistiques parfois douteuses.

L’important c’est qu’est ce qu’un film a à raconter et comment il utilise le média vidéo pour le raconter. Et là, dans l’absolu, je ne vois pas pourquoi utiliser la technologie 3D serait un gage de mauvaise qualité. Je pense que dans les années à venir les cinéastes vont pouvoir utiliser la 3D pour donner un caractère plus immersif au cinéma d’auteur. La technologie devrait au fil des ans devenir plus accessibles aux cinéastes axés cinéma d’auteur et de même les cinémas indépendants auront surement les moyens de s’équiper en 3D.
Les cinéastes pourront alors adpater, réinventer une écriture cinématographique de qualité adaptée à la technologie 3D (que ce soit en vidéo filmée ou en image de synthèse).

Bref, je trouve dangereux et faux de sous-entendre que l’utilisation d’une technique engendre nécessairement une mauvaise qualité générale. Ce serait équivalent d’affirmer que toute musique qui utilise des sons électroniques est de la grosse soupe. Une telle affirmation concernant la musique, aujourd’hui, peut être clairement qualifiée de conservatrice. Or je ne pense pas qu’utopia soit une structure à tendance conservatrice. Je pense juste qu’ils ont mal choisi leur slogan.

Regards d’artistes sur les médias sociaux du 1er août au 1er novembre à Cap Sciences

Médias-cité (une association œuvrant dans les pratiques numériques innovantes pour les secteurs culturels, éducatifs, citoyens, artistiques et dans laquelle j’ai été permanent il y a plusieurs années)
organise une exposition d’installations numériques à Cap Sciences, centre de culture scientifique à Bordeaux.
Cet évènement se fait dans le cadre de « Numériquement votre », une exposition sur la communication numérique.
L’exposition proposée par médias-cité s’appelle « regard d’artistes sur les médias sociaux », elle propose des œuvres souvent interactives liées ou utilisant des outils tels que Google Earth, Facebook, Twitter, Flickr, Second Life ou encore les blogs… Partage de données, géolocalisation, mondes virtuels… Ces œuvres interrogent les usages et particularités des outils internet dit « sociaux ».

Cette exposition a déjà été présentée à la Médiathèque municipale de Mérignac du 4 mars au 2 avril 2011.
Les pièces présentées sont les suivantes :
Maxime Marion et Emilie Brout // « The Road Between Us » : voyages imaginaires présentés sous forme de comptes-rendus dans Google Earth
Grégory Chatonsky // « Le Registre » : création de livres imprimés à partir des sentiments exprimés sur des blogs
Albertine Meunier // « Variations sur Angelinos » : approche physique et poétique du réseau social Twitter
Anne Astier // « Fleurs de vie » : exposition virtuelle dans Second Life
AWR (Acting Without Reality) // « HEKKAH » : entité numérique qui incarne les flux des réseaux sociaux et se nourrit de leurs publications
Antoine Schmitt // « Grand générique »: grand générique de tous les êtres humains…

Le mieux est d’aller voir tout çà à Cap Sciences du 1er août au 1er novembre

tablettes tactiles : vidéo de présentation d’Antoine Chotard AEC

Les tablettes tactiles sont en plein développement, vont elles se répandre et créer de nouveaux usages?
Voici une présentation vidéo d’Antoine Chotard, responsable prospective à Aquitaine Europe Communication.
Cette vidéo reprend les éléments présentés lors de la soirée « signaux numériques » en février au théâtre du Pont Tournant (Bordeaux) .


Les tablettes tactiles : Les Signaux Numériques 2010
envoyé par aec. – Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

Multimédia et développement durable

La prise de conscience générale concernant les problématiques écologiques et l’importance du développement durable reste assez limitée dans la production et la consommation de produits (matériels, logiciels, services) informatiques et web. Trop souvent, on se satisfait de ne pas imprimer un mail ou de gérer des travaux au format numérique plutôt que papier. Comme si la production de matériel informatique, la consommation électrique de serveurs allumés en permanence (1% de la consommation globale de l’énergie des pays développés selon cette source http://www.guideinformatique.com/fiche-consommation_electrique_des_data_centers-846.htm) ou encore l’augmentation perpétuelle d’infrastructure réseau n’avait aucun impact sur l’environnement et la consommation d’énergie.
On note tout de même quelques initiatives intéressantes dans le but de produire des matériels et services informatiques plus en adéquation avec une logique de développement durable.

Meta It est basé à Talence près de Bordeaux. Cette société produit l’altr, « un ordinateur de bureau à très haute valeur ajoutée environnementale », économe en énergie, totalement silencieux, utilisant des matériaux recyclables, « Made in France », sans emballage, à longue durée de vie.

J’ai aperçu cet ordinateur au design épuré à la journée signaux numériques de l’AEC en février dernier. Il ne s’agit pas d’une bête de course, il est dédié pour des usages basiques tels que la bureautique, mail ou surfer sur le web.
Outre cet ordinateur, MetaIT propose aussi des services informatiques « Green-IT » tels que de l’audit, du conseil et des services réseaux.

Beaucoup plus loin (Etats-Unis), sustainablewebsites propose des services d’hébegrement web vert. Ils annoncent que l’électricité utilisée pour leurs serveurs est issue de l’énergie éolienne.

Voici 2 propositions parmi une vague « green-IT » dont il faudra suivre et analyser les avantages inconvénients et plus généralement suivre les améliorations de l’impact écologique de nos usages numériques.
Mais aussi, n’y a t’il pas une question d’usages? Pour exemple, le streaming ne génère t’il pas plus de consommation d’énergie (vu qu’il utilise systématiquement de nombreuses infrastructures réseaux) que des systèmes peer to peer qui (une fois le fichier téléchargé) semble être un usage moins gourmand en énergie.

tablettes tactiles / des concurents pour l’ipad

Si l’ipad et ses usages potentiels sont alléchants et ont fait du buzz ces dernières semaines, l’ipad (et l’approche apple) me semble une logique très vérouillée : Plateforme de téléchargement centralisée, absence de ports standards, impossibilité de partager des contenus, impossibilité de changer la batterie sans renvoyer l’appareil au constructeur, impossibilité de lancer plusieurs applications en même temps, pas lecture du format flash.
Cette logique est régulièrement décriée :
http://www.framablog.org/index.php/post/2010/02/12/ipad-is-bad-apple-1984
Pas si nouveau tout çà, l’opposition mac/pc vieille comme le monde… du matériel informatique individuel…

On devrait donc voir arriver, en même temps que l’ipad des produits concurrents peut-être plus ouvert pas forcément autant performant ou aussi bien finis.

Tout d’abord, certains fournisseur de contenu ayant déjà conçus des tablettes tactiles vont plancher sur de nouvelles versions. Je pense au kindle d’amazon qui est sur le point d’acheter Touchco, une start-up new-yorkaise spécialisée dans les écrans tactiles.
Orange est toujours présent avec sa tablette Tabbee : http://www.tabbee.fr/
Google plancherait aussi sur sa tablette :

D’autres concurrents pointent le bout de leur nez, à commencer par l’Adam de Notion Ink qui tourne sur l’OS Google Android (multi-tâche et compatible avec flash) avec entre autre, une puce Nvidia Tegra, un écran pixel QI qui consomme jusqu’à 10 fois moins qu’un écran LCD classique et batterie d’une autonomie de 20h :

Archos propose Archos 9 PC Tablet qui tourne avec windows 7 (multi-tâche et compatible avec une multitude de formats de fichiers) :

Exopc propose slate une tablette sous windows 7 au design fin avec port usb et d’autres caractéristiques ouvertes :

HP propose aussi sa tablette HP Slate sous windows 7 :

La guerre des tablettes sera aussi liée aux prochains systèmes d’exploitations : MAC OS 4, windows (sachant que windows 7 gère le multi-touche en natif), ou OS Chrome…

La tablette tactile devrait correspondre à un nouvel usage personnel (salon, voyage) et on l’espère un nouveau type de contenu multimédia (richmedia). Si je guette comment l’environnement flash permettra de proposer des formes d’applications/sites webs pertinents, l’environnement de développement comme les usages réels que génèreront ce type de matériel reste à suivre.

lancement de l’ipad, la tablette tactile par apple

La rumeur courrait depuis un certain temps, voici l’officialisation, ce mercredi du lancement de l’ipad, la tablette tactile / ordinateur très grand public de apple. Il s’agit d’un terminal multimédia tactile pour salon ou voyage plus que le nouvel iphone car La 3G n’est pas présente sur les modèles de bases.

Les mensurations de l’ipad : écran de 9,7 pouces pour 700 grammes. Le système d’exploitation semble similaire au système de l’iphone. Au niveau des contenus, apple vise les livres et la presse puisque des magazines et journaux interactifs seront vendus sur itunes, apple souhaite aussi développer les ibooks (livres en version numérique).

La sortie en France n’est pas encore annoncée. Aux Etats-Unis, les prix s’échelonnent entre 499$ à 829$.

Ce type de matériel semble intéressant pour la diffusion de contenu multimédia, je pense à des animations et des modules flashs puisque la prochaine version de flash devrait permettre la création d’appli iphone qui devrait être similaires aux appli ipad à ceci près que l’ipad permet un affichage plus grand.
A suivre donc, ainsi que la forme des journaux interactifs et autres contenus à destination des ces terminaux, qui permettront peut être la diffusion de contenu réellement interactif et multimédia, là où le web, aujourd’hui reste relativement pauvre.

Notes de Boulet, un album de BD issu d’un blog

Ma copine m’a offert une BD très chouette à noël: « Notes » de Boulet, la particularité de cette BD indépendante est qu’elle est un recueuil de BD qui ont été publiées dans un premier temps sur un blog : http://www.bouletcorp.com

A l’heure ou des éditeurs (film, musique,…) vendent des oeuvres sur support physiques et interdisent la diffusion de copies de ces oeuvres sur le web (voir loi hadopi). On voit que l’inverse fonctionne : diffuser des oeuvres sur le web et à partir du succès qu’elles génèrent, publier (et vendre) des supports physiques reprenant les contenus diffusés en ligne.
Dans ce modèle là, internet sert donc à lancer des créateurs et non pas à empêcher leur prospérité.

Bien sur, cela est plus facile dans certains domaines et styles que d’autres. Un blog est efficace pour des créations « courtes » telles que des planches de BD, des photos, vidéos de moins de 5 minutes, … qui sont régulièrement ajoutées.
La plupart du temps les créations sont diffusées sur internet mais leur droit d’utilisation est limité. Nous ne nous trouvons pas forcément dans un modèle de type art-libre.

Pour terminer, quelques liens de blogs BD :
http://www.bouletcorp.com
http://blog.zanorg.com/
http://www.penelope-jolicoeur.com/page/2/

Nokia N900 et la navigation web mobile

Le téléphone mobile N900 devrait bientôt sortir. Il semble particulièrement intéressant pour la navigation web sur mobile.
De par l’ergonomie proposée (ergonomie sur l’interaction tactile et présence d’un clavier) et la compatibilité avec des formats webs comme flash ou javascript (là ou safari et iphone semblent peiner un peu).
Voici une vidéo de présentation intéressante :

Les webdocumentaires

Une nouvelle forme de documentaire fait peu à peu son apparition sur le web.
Il s’agit des webdocumentaires. La forme est spécifique au web et donne une place importante à la navigation et à l’interactivité un peu à la manière des cdroms des années 90.
Il ne s’agit donc pas d’un documentaire vidéo mis en ligne mais bel et bien d’un documentaire pensé dès son écriture pour le média web. Les prises de vues et de son sont aussi réalisés spécifiquement.
Au niveau du montage, le format flash est privilégié pour ses capacités à gérer navigation avancée, animation et médias audio-visuels et chargement rapide sur le web.

Des journaux ou chaines de télévision comme Le monde ou arte proposent des webdocumentaires sur leur site :

Par ailleurs, d’autres webdocus :

webdoc

Juste une petite remarque concernant les exemples précédents, les sujet abordés dans ces webdocumentaires ne sont pas forcément très gais mais un webdocumentaire, tout comme les documentaires vidéos, peut traiter d’une multitude de sujets souvent moins lourds que les sujets de ces exemples.

Monsieur Pixel (webdesigner, concepteur multimédia) en partenariat avec Emmanuel Lavergne (webdesigner et photographe) et Stéphanie Lataste (journaliste reporter d’images) propose une offre de conception de webdocumentaires à destination des musées, organisations culturelles, collectivités locales, entreprises ou toute structure souhaitant présenter du contenu sous la forme d’un documentaire pour le web. Le webdocumentaire est ensuite mis en ligne sur un site web déjà existant, ou bien sur un nouveau site créé pour l’occasion. Il peut aussi prendre une forme d’exposition avec des systèmes de bornes interactives, projection vidéo ou autres scénographie multimédia.
Pour plus de renseignements : monsieurpixel@gmail.com ou 05 56 81 48 82.