Multimédia et développement durable

La prise de conscience générale concernant les problématiques écologiques et l’importance du développement durable reste assez limitée dans la production et la consommation de produits (matériels, logiciels, services) informatiques et web. Trop souvent, on se satisfait de ne pas imprimer un mail ou de gérer des travaux au format numérique plutôt que papier. Comme si la production de matériel informatique, la consommation électrique de serveurs allumés en permanence (1% de la consommation globale de l’énergie des pays développés selon cette source http://www.guideinformatique.com/fiche-consommation_electrique_des_data_centers-846.htm) ou encore l’augmentation perpétuelle d’infrastructure réseau n’avait aucun impact sur l’environnement et la consommation d’énergie.
On note tout de même quelques initiatives intéressantes dans le but de produire des matériels et services informatiques plus en adéquation avec une logique de développement durable.

Meta It est basé à Talence près de Bordeaux. Cette société produit l’altr, « un ordinateur de bureau à très haute valeur ajoutée environnementale », économe en énergie, totalement silencieux, utilisant des matériaux recyclables, « Made in France », sans emballage, à longue durée de vie.

J’ai aperçu cet ordinateur au design épuré à la journée signaux numériques de l’AEC en février dernier. Il ne s’agit pas d’une bête de course, il est dédié pour des usages basiques tels que la bureautique, mail ou surfer sur le web.
Outre cet ordinateur, MetaIT propose aussi des services informatiques « Green-IT » tels que de l’audit, du conseil et des services réseaux.

Beaucoup plus loin (Etats-Unis), sustainablewebsites propose des services d’hébegrement web vert. Ils annoncent que l’électricité utilisée pour leurs serveurs est issue de l’énergie éolienne.

Voici 2 propositions parmi une vague « green-IT » dont il faudra suivre et analyser les avantages inconvénients et plus généralement suivre les améliorations de l’impact écologique de nos usages numériques.
Mais aussi, n’y a t’il pas une question d’usages? Pour exemple, le streaming ne génère t’il pas plus de consommation d’énergie (vu qu’il utilise systématiquement de nombreuses infrastructures réseaux) que des systèmes peer to peer qui (une fois le fichier téléchargé) semble être un usage moins gourmand en énergie.

participation à une table ronde sur l’étude de marché

J’ai participé mardi à une table ronde sur l’étude de marché dans le cadre de la journée de l’entrepreneuriat jeunes à Talence (près de Bordeaux) organisé par Talence Innovation. J’ai été invité à témoigner sur le lancement d’une activité par le biais d’une coopérative d’activité et d’emploi, et ce pour illustrer la présentation du fonctionnement de ce type de coopérative par Marie-Josée Daubigeon, directrice de coop’alpha, la coopérative dont je fais partie.
Pour cette table ronde, il y avait 3 intervenants : Monsieur Bellet professeur et consultant à Sup de Co La Rochelle, Marie-Josée et moi-même.
Je m’attendais à des visions assez différentes entre Monsieur Bellet et la coopérative et finalement de grandes lignes communes sont apparues concernant le lancement d’une activité de commerce ou de service.

  • D’abord, un des premiers dangers consiste à penser que son produit ou son service est bon de par sa qualité (technique, fonctionnelle, volume, …) intrinsèque alors qu’une offre est bonne si elle correspond à un besoin et qu’elle est mise en œuvre pour répondre à ce besoin.
  • Ensuite, dans le cadre d’une étude de marché réalisé par un tiers, il est important de s’impliquer dans cette étude. Personne mieux que l’entrepreneur ne peut comprendre son marché et connaitre son propre potentiel.
  • Enfin, il est important de réellement se confronter au marché et aux clients potentiels pour comprendre leur mode de pensée et de fonctionnement, comprendre les réalités et l’enjeu de leurs activités et pour mettre en place cette confrontation certaines possibilités ont été abordées. On peut, bien sur intégrer une coppérative d’activité et d’emploi, ce qui permet de commencer à travailler et facturer sans s’immatriculer. On peut utiliser des outils web 2.o comme les blogs pour recueillir les réactions de clients potentiels sur internet (attention au différentiel entre le déclaratif et l’engagement réel) ou encore louer un espace de vente de manière temporaire pour tester un produit face aux clients.
  • Aussi, il est bien sur important d’analyser le marché au moment de lancer un activité mais cette analyse doit être menée en permanence car les marchés, les tendances, les besoins, la concurrence évoluent constamment. Le positionnement des prestataires d’un marché doit aussi évoluer sans cesse.

Une question de l’assistance portait sur la problématique de la protection (brevets,…) de produits innovants pour une entreprise jeune ou en voie de création. On se rend compte qu’il est difficile de réellement se protéger des grands groupes pour des questions de moyens et qu’il vaut mieux viser à renouveler l’innovation et qu’être le premier à proposer un service ou un produit donne une longueur d’avance.